Coup de Coeur du Libraire

 

 

 

 

 

En moins de cinq ans, Agnès Ledig s’est imposée comme l’une des romancières françaises les plus aimées du grand public. Ses trois best-sellers, Juste avant le bonheur, prix Maison de la Presse 2013, Pars avec lui et On regrettera plus tard (Albin Michel) sont aujourd’hui traduits en 12 langues. Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d’orage et de détresse.
Maintenant qu’Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sophie et Sébastien, pas encore trentenaires, profitent pleinement de la vie et de tous ses plaisirs.

Alors que la jeune femme s’apprête à annoncer à son fiancé qu’elle est enfin enceinte, une terrible

nouvelle s’abat sur eux : depuis quelques semaines déjà, et à travers le monde entier, plus aucun

nourrisson ne survit à la naissance. Personne ne semble comprendre pourquoi, ni

le milieu scientifique, ni les instances politiques. Aucune anomalie, aucune cause clinique ne sont

établies. L’humanité se retrouve alors face à sa propre extinction et plonge petit à petit dans le chaos.

Et si la mort prématurée de tous les nouveau-nés était causée par un phénomène paranormal ? Et

si la fin de l’humanité était causée par une force plus puissante que la nature elle-même ou que

l’homme lui-même ? Mais comment lutter quand on ignore qui est l’ennemi ?

Dans son second roman, Marie Scannella nous entraîne encore une fois aux frontières du

possible, laissant son imagination, et ses personnages, vagabonder à l’orée du surnaturel. Sa vision de la

fin du monde ne repose pas sur quelques cataclysmes provoqués par l’homme. Ici, tout se joue ailleurs, dans des plans

supérieurs.

Thriller

20 euros – 334 pages – 420g

ISBN : 978-2-84921-368-1

Parution : juin 2016

 

 

 

 

 

Ce coeur changeant

Agnès Desarthe

Ed. de l’Olivier, Paris, France

Rose a vingt ans quand elle arrive à Paris au début du XXème siècle. Née au Danemark, délaissée par ses parents fantasques, elle a été élevée par sa nounou très attentive et aimante. Elle débarque à Paris sans un sou, ne connaissant personne, et plus seule que jamais, avec toute la naïveté de sa jeunesse. Commence alors pour elle un parcours rythmé par le Paris des années folles. Plus qu’un roman initiatique, « Ce coeur changeant » est le destin hors du commun d’une jeune femme, l’histoire d’une émancipation, une illustration de la liberté au féminin au début du siècle.
Au-delà de l’intrigue aux rebondissements multiples, « Ce coeur changeant » est un roman foisonnant au style maîtrisé, une histoire magnétique aux tonalités universelles comme un conte. L’un des romans les plus originaux de la rentrée littéraire.

 

 

 

 

 

 

« Le secret de la manufacture de chaussettes inusables »

de Annie BARROWS – Ed NIL

Ce n’était pas le projet estival dont Layla avait rêvé.
Rédiger l’histoire d’une petite ville de Virginie-Occidentale et de sa manufacture de chaussettes, Les Inusables Américaines.
Et pourtant…

Été 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d’une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville.
L’été s’annonce mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a… La fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l’enfance… La tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu’elle aimait… Et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville.
De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l’existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

Annie Barrows est née en 1962 en Californie. Mariée, mère de deux enfants, elle se consacre à l’écriture et a publié de nombreux livres jeunesse. Elle a écrit avec sa tante Mary Ann Shaffer Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

 

 

BEREZINA

Sylvain TESSON

ed Guérin – 19.50 €

 

 

 

En octobre 1812, piégé dans Moscou en flammes, Napoléon replie la Grande Armée vers la France. Commence La retraite de Russie, l’une des plus tragiques épopées de l’Histoire humaine.
La Retraite est une course à la mort, une marche des fous, une échappée d’enfer.
Deux cents ans plus tard, je décide de répéter l’itinéraire de l’armée agonisante, de ces cavaliers désarçonnés, de ces fantassins squelettiques, de ces hommes à plumets qui avaient préjugé de l’invincibilité de l’Aigle. Il ne s’agit pas d’une commémoration (commémore-ton l’horreur ?), encore moins d’une célébration, il s’agit de saluer par-delà les siècles et les verstes, ces Français de l’an XII aveuglés par le soleil corse et fracassés sur les récifs du cauchemar.
Le géographe Cédric Gras, le photographe Thomas Goisque et deux amis russes, Vassili et Vitaly, sont de la partie. Pour l’aventure, nous enfourchons des side-cars soviétiques de marque Oural. Ces motocyclettes redéfinissent en permanence les lois élémentaires de la mécanique. Rien ne saurait les arrêter (pas même leurs freins). Notre escouade se compose de trois Oural, chargées ras la gueule de pièces détachées et de livres d’Histoire.
Au long de quatre mille kilomètres, en plein hiver, nous allons dérouler le fil de la mémoire entre Moscou et Paris où l’Empereur arrivera le 15 XII 1812, laissant derrière lui son armée en lambeaux.
Le jour, les mains luisantes de cambouis, nous lisons les Mémoires du général de Caulaincourt. Le soir, nous nous assommons de vodka pour éloigner les fantômes.
À l’aube, nous remettons les gaz vers une nouvelle étape du chemin de croix. Smolensk, Minsk, Berezina, Vilnius : les stèles de la souffrance défilent à cinquante à l’heure. Partout, nous rencontrons des Russes qui ne tiennent aucune rigueur à l’Empereur à bicorne.
Sous nos casques crénelés de stalactites, nous prenons la mesure des tourments des soldats et nous menons grand train ce débat intérieur : Napoléon était-il un antéchrist qui précipita l’Europe dans l’abîme ou bien un visionnaire génial dont le seul tort fut de croire qu’il suffisait de vouloir pour triompher, et que les contingences se pliaient toujours aux rêves ?
Mais très vite, nous devons abandonner ces questions métaphysiques car un cylindre vient de rendre l’âme, la nuit tombe sur la Biélorussie et trois foutus camions polonais sont déjà en travers de la route.
Sylvain Tesson est un écrivain voyageur. Il est le fils de Marie-Claude et Philippe Tesson. Géographe de formation, il effectue en 1991 sa première expédition en Islande, suivie en 1993 d’un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. C’est là, le début de sa vie d’aventurier. Il traverse également les steppes d’Asie centrale à cheval avec l’exploratrice Priscilla Telmon. Il publie alors L’immensité du monde. En 2004, il reprend l’itinéraire des évadés du goulag et publie L’Axe du Loup, un périple qui l’emmène de la Sibérie jusqu’en Inde à pied. Avec Une vie à coucher dehors, Petit traité sur l’immensité du monde, Dans les forêts de Sibérie (Prix Médicis essai 2011) et un recueil de nouvelles S’abandonner à vivre, font de Sylvain Tesson un auteur reconnu par la critique et apprécié par le public.

 

 

 

l’écrivain national

Serge JONCOUR

Ed flammation – 21 €

 

Un livre envoûtant qui nous emporte dans le mystère de l’âme humaine.
De l’amour, de la peur, du mystère, de l’ironie, le tout dans un style magnifique, très évocateur.

 

 

 

 

L’homme qui avait soif

de Hubert MINGARELLI

Editions stock

prix : 16 €

 

 

 

L’homme qui avait soif

Japon, 1946, pendant l’occupation américaine.
Démobilisé depuis peu, Hisao revient de la montagne avec une soif obsédante et des rêves qui le hantent. À bord du train qui doit le conduire vers la femme aimée, il commet une terrible erreur. Descendu pour boire, il voit le train repartir avec sa valise et l’oeuf de jade qu’il a prévu d’offrir à Shigeko.
Alors qu’un suspens subtil mais intense invite le lecteur à suivre les péripéties d’Hisao courant après sa valise, se dessine la bataille de Peleliu où il a combattu aux côtés de Takeshi, jeune soldat troublant qui chante dans le noir. Et qui mourra à ses côtés.
Dans ce roman aussi puissant que poétique, Hubert Mingarelli évoque avec une rare élégance l’amitié entre hommes et le Japon meurtri par la guerre.
Hisao retrouvera-t-il sa valise et arrivera-t-il jusqu’au « mystère Shigeko » ?